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La cinquième frégate de défense et d’intervention (FDI), qui s’appellera l’Amiral Cabanier, a été commandée. Le ministère des Armées a annoncé jeudi dans un communiqué la commande par la DGA (Direction générale de l’armement) d’une cinquième FDI à Naval Group, à destination de la marine nationale, conformément à ce qui était prévu dans la Loi de programmation militaire (LPM). Voici ce que l’on sait sur ce programme.
Qu’est-ce que le programme FDI ?
Lancé en 2017, le programme FDI, construit par Naval Group à Lorient, a pour objectif de moderniser et renforcer la marine « avec des bâtiments de premier rang performants, polyvalents, à la pointe de la technologie et de l’innovation » explique le ministère des Armées. La première FDI, l’Amiral Ronarc’h, a été livrée le 17 octobre dernier et réalise actuellement son déploiement au sein de la marine nationale. Les livraisons des quatre autres frégates de la série – Amiral Louzeau, Amiral Castex, Amiral Nomy et Amiral Cabanier – s’étaleront entre 2027 et 2032, conformément à la loi de programmation militaire 2024-2030.
« Apte à intervenir dans tous les domaines »
Avec ses 122 mètres de longueur, ses 18 mètres de large, et un tonnage de 4.500 tonnes, elle peut naviguer à 27 nœuds, et dispose d’une autonomie de 45 jours. C’est un navire de combat destiné aux déploiements lointains et de longue durée en zones de crise. Elle est « apte à intervenir dans tous les domaines : lutte antinavire, lutte antiaérienne, lutte anti-sous-marine, lutte contre la menace asymétrique, cyberdéfense, projection de forces spéciales » explique le ministère.
Outre la France, la Grèce a commandé de son côté quatre FDI, dont une première, la HS Kimon, a été livrée en décembre dernier.
Conçues pour le combat de haute intensité
Ces bâtiments, qui offrent « des performances opérationnelles améliorées par rapport aux unités plus lourdes comme les frégates multi-missions (FREMM) », ont été conçus « pour le combat de haute intensité » assure le ministère des Armées. Son équipement doit lui permettre « de gérer, en autonomie comme au sein d’une flotte, les menaces actuelles et émergentes telles que les sous-marins de dernière génération, les missiles supersoniques, les cyberattaques et les menaces asymétriques multiformes » ajoute Naval Group.
Les FDI disposent de fait d’un armement conséquent : missiles antinavires Exocet MM40, missiles antiaériens Aster 15 et 30, torpilles MU90, artillerie de 20 mm et de 76 mm ». « Elles peuvent embarquer un hélicoptère lourd (classe 10 tonnes, comme le NH90) ou le futur Guépard Marine et un drone aérien (jusqu’à 700 kg), mais aussi mettre en œuvre des forces spéciales avec deux embarcations pour commandos » précise Naval Group.
Des « forteresses digitales »
Les FDI « ont pour objectif de développer des plateformes compactes et évolutives nativement conçues pour intégrer les progrès liés à la numérisation des systèmes, aux nouvelles architectures informatiques et à la cyber sécurité » explique encore le ministère des Armées. Dotées d’importantes capacités de calcul, « ces forteresses digitales sont en mesure de traiter un volume conséquent d’informations issues des différents capteurs embarqués ».
Ce sont aussi les premiers navires de la marine nationale équipés du radar à quatre panneaux fixes Seafire de la société Thales, qui leur confère, associé au système de mise en œuvre des missiles, des capacités de défense de zone, contre un large éventail de cibles allant des drones et hélicoptères en vol stationnaire jusqu’aux missiles basse altitude et balistiques. Contrairement au traditionnel radar tournant, celui-ci assure une vision constante à 360°.
Une capacité à naviguer en mer forte
« Sa conception compacte et son design lui permettent d’être adaptée à différents environnements et aux mers agitées du monde entier (eaux froides et chaudes, et aux environnements archipélagiques notamment), assure Naval Group dans un communiqué. Cette capacité à naviguer en haute mer et par mer forte a été démontrée lors des premiers essais en mer (14 semaines à ce jour) de l’Amiral Ronarc’h, dont l’équipage a pu constater l’aptitude, face à une mer de niveau 6 dans l’océan Atlantique ».
2026-04-03 08:57:12
