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Très fantasmée, la double pénétration serait l’une des pratiques les plus jouissives. Marylise Frochot, sexothérapeute, partage ses conseils pour la pratiquer en alliant plaisir et confort.
La double pénétration est une pratique qui intrigue autant qu’elle intimide. Comme son nom l’indique, cet acte sexuel se caractérise par une pénétration simultanée à deux endroits du corps – le vagin et l’anus, généralement. Si, dans l’imaginaire collectif, la double pénétration se réalise dans le cadre d’un plan à trois, elle peut aussi être pratiquée dans un rapport sexuel à deux partenaires, avec une pénétration vaginale et un sextoy anal par exemple, ou vice versa.
« La double pénétration est plutôt fantasmée, elle fait partie des scénarios très présents dans la pornographie, ce qui nourrit les imaginaires et mes consultations », rapporte Marylise Frochot, sexothérapeute et experte au sein de JOYclub.fr, une plateforme dédiée à la sexualité positive et consciente. « Dans la réalité clinique, peu de personnes en font une pratique. En revanche, beaucoup en parlent comme d’une curiosité », ajoute-t-elle. Et pour les femmes qui réalisent ce fantasme, la double pénétration se révèle être particulièrement jouissive. Selon un sondage Wyylde, 49 % des participantes désignent la double pénétration comme étant la pratique qui mène le plus facilement à l’orgasme.
Mais la double pénétration soulève de nombreuses questions sur le plaisir, le confort et la santé sexuelle. Ainsi, Marylise Frochot livre ses conseils pour la pratiquer de manière consciente et agréable, en respectant son corps, ses limites et celles de son ou ses partenaires.
Communiquer avec son ou ses partenaires
La double pénétration ne s’improvise pas. « Cette pratique demande beaucoup de communication en amont et pendant, une vraie envie partagée par tous les partenaires », souligne la sexothérapeute. Avant de la pratiquer, elle conseille surtout de « parler sens et envie plutôt que technique : est-ce une curiosité ? Un fantasme ? Une envie de faire plaisir à l’autre ? ». Et d’ajouter : « Je vous préconise d’aborder vos limites, vos peurs, le cadre, la sécurité, vos désirs. Cela vous permettra de réduire les malentendus et d’éventuelles douleurs. »
Miser sur la lenteur pour une double pénétration agréable
« Le mot-clé est la lenteur », insiste Marylise Frochot. Un rythme qui permet notamment d’allier plaisir et confort. « Cette pratique ne nécessite aucune pression de performance ou de rapidité. Pour limiter les risques de douleur, je recommande de prendre le temps de faire monter une grande excitation, d’utiliser beaucoup de lubrifiant, puis de pénétrer progressivement au niveau de l’anal (doigt, petit plug, plug, sexe…), et d’avancer lentement à l’écoute de l’autre », poursuit-elle. En général, mieux vaut commencer par une seule pénétration, le temps que le corps s’adapte, avant d’envisager la seconde. « C’est la personne pénétrée qui doit garder le contrôle et se sentir libre de stopper, ralentir, modifier la position. Cela permet d’ajuster les sensations et d’augmenter le sentiment de sécurité. Ne vous crispez pas, si une douleur vive apparaît, on se stoppe et on voit si on a envie de recommencer ou non. Le corps ne doit jamais être forcé. »
Choisir des positions confortables
« Les positions les plus confortables sont celles qui permettent à la personne qui se fait pénétrer de contrôler l’angle et la profondeur, précise l’experte. Testez et changez au besoin. L’idée est d’éviter les mouvements brusques et de favoriser la stabilité. » Les positions où la personne qui se fait pénétrer est au-dessus ( andromaque), sur le côté (cuillère), ou la levrette, figurent parmi les plus adaptées.
Attention aux contre-indications
« Certaines situations peuvent demander plus de prudence, comme les fissures anales, les hémorroïdes, les douleurs pelviennes chroniques, le vaginisme non accompagné, un post-partum récent, des infections en cours… et une non-envie ! », alerte-t-elle. En cas de doute, il est conseillé d’en parler à un ou une professionnelle de santé.
Prendre soin de soi avant et pendant la double pénétration
La double pénétration peut comporter des risques de micro-lésions vaginales ou anales, des douleurs persistantes ou la transmission d’IST. « Un point essentiel est de ne jamais passer du pénis ou d’un sextoy de l’anus au vagin, sans changer de préservatif ou nettoyer soigneusement son accessoire. Cela expose à des infections bactériennes », indique la sexothérapeute. Mais ce n’est pas tout : « L’aftercare est fondamental, après toute pratique sexuelle et encore plus après l’anal. Un moment de câlin ou un échange verbal sur les ressentis, les sensations ou même ses sentiments, ça fait du bien. Je vous préconise aussi une bonne hydratation après, et un pipi après chaque rapport sexuel, même sans double pénétration, une douche et de vous écouter. » Et de conclure : « Si une douleur persiste au-delà de 24 à 48 heures, je vous conseille de consulter. Prenez le temps de vérifier que chacun se sente bien, respecté et en sécurité. C’est ce qui transforme une expérience intense en expérience positive. »
2026-03-05 17:41:37
