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Sous le pseudo « Salade toulousaine », un prédateur de 25 ans simulait être une « coach d’internet » pour attaquer des adolescentes


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l’essentiel
EXCLUSIF. Sous le pseudonyme « Salade Toulousaine », un homme de 25 ans a harcelé et extorqué des images à caractère sexuel à treize mineures en France et en Belgique. Après une enquête minutieuse, le suspect vient d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Il encourt jusqu’à dix ans de prison.

Il se présentait sous le pseudonyme « Salade toulousaine ». Certains jours, il se faisait passer pour une jeune fille ; d’autres, il prétendait être un influenceur capable de booster massivement l’audience de ses clients. En réalité, le mode opératoire de Gaétan s’apparente à celui d’un prédateur sexuel. Il vient d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Les chefs d’accusation retenus sont particulièrement graves : acquisition et détention d’images pornographiques de mineurs, incitation de mineurs de moins de 15 ans à commettre des actes sexuels par communication électronique et extorsion, ou tentative d’extorsion, de photographies dénudées sous la contrainte. Le dossier recense treize victimes, âgées de 11 à 15 ans, réparties dans toute la France ainsi qu’en Belgique.

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 » Salade toulousaine »

L’affaire prend sa source en août 2024, lorsque Gaétan crée divers profils sur les réseaux sociaux. Sous l’étiquette « Salade toulousaine », l’homme approche de très jeunes filles pour engager la conversation. « Soit il se faisait appeler Léa, soit c’était un coach pour les influenceurs. Le scénario changeait en fonction des interlocuteurs », confie un témoin de l’enquête.

Dans la nuit du 25 au 26 août 2024, il prend pour cible une adolescente de 13 ans résidant en Haute-Garonne. Durant 5 heures, Salade Toulousaine lui fait miroiter une carrière de star des réseaux sociaux en échange de l’envoi de photos personnelles. La pression est méthodique : selon la gendarmerie, le mot « dépêche » est martelé 70 fois en l’espace de 5 heures pour contraindre la victime à fournir plus de 150 fichiers à caractère sexuel. Lorsqu’elle finit par refuser, il la menace de pirater ses comptes et de diffuser les images. Traumatisée, l’adolescente dépose plainte dès le lendemain à la brigade de Montgiscard. Le parquet de Toulouse saisit alors les militaires de la compagnie de Villefranche-de-Lauragais.

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La cellule d’enquête découvre rapidement que l’adolescente haut-garonnaise n’est que la face émergée du dossier. Gaétan multiplie les contacts de manière industrielle. Sur une période de seulement quatre jours en septembre 2024, les enquêteurs identifient près de 200 discussions suspectes sur ses téléphones, ciblant des mineures de 11 à 15 ans via la messagerie WhatsApp.

Déjà des antécédents judiciaires…

Grâce aux vérifications techniques, les forces de l’ordre localisent le suspect à Labarthe-sur-Lèze. Âgé de 25 ans, le jeune homme est déjà connu pour des antécédents similaires. Interpellé en novembre 2024 et assisté par Me David Laine, le mis en cause reconnaît une partie des faits tout en minimisant ses intentions premières. À l’issue de sa garde à vue, il est mis en examen et placé en détention provisoire. Récemment, après une année d’emprisonnement, il a obtenu une libération sous contrôle judiciaire, une décision qui a suscité l’incompréhension des victimes représentées par Mes Agathe David, Séverine Faine, Ophélie Dormières et Clothilde Leroux.

Après une instruction minutieuse, la justice vient de prononcer, en ce mois de février 2026, son renvoi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Si la date du procès n’est pas encore arrêtée, le prévenu encourt une peine pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende pour l’ensemble des faits reprochés.



2026-02-27 13:23:22

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