mardi, mars 24, 2026
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ENTRETIEN. TFC : passage en Bretagne, années violettes, projet recherché… L’entraîneur Laurent Batlles, ancien joueur de Rennes et de Toulouse, se livre sans détour


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l’essentiel
Milieu formé au Toulouse FC où il y évolua à deux reprises (1994-1999 puis 2005-2008) avec six mois d’intermède au Stade Rennais (janvier-décembre 2002), « Lolo » Batlles, aujourd’hui âgé de 50 ans, se retouve « au repos forcé » dans l’attente d’un challenge qui lui correspondra. Mais ne reste pas inactif pour autant : entre deux interventions sur Canal +, l’élégante patte droite suit beaucoup de rencontres. Dont celles du Tef. C’était le témoin idéal en avant-match de Rennes-Toulouse, samedi 21 février (17h), au Roazhon Park.

Laurent, que devenez-vous ?
Comme vous le savez, je suis aujourd’hui au repos forcé, si je puis dire. Après, je suis consultant Canal + sur des émissions et sur le commentaire du multiplex de Ligue Europa ; ça me permet de bien rester connecté au milieu. J’ai une bonne perception du football hexagonal.

Sous le maillot rennais (g.) et sous la tunique téféciste.
Sous le maillot rennais (g.) et sous la tunique téféciste.
MONTAGE PA. D. – PHOTOS MAXPPP ARCHIVES ET DDM XAVIER DE FENOYL

Sinon, question banc, vous êtes en pause ou vous guettez l’opportunité ?
Je recherche un projet comme tout entraîneur qui a été licencié. Pour autant, je me rends compte que ce n’est pas si facile car, déjà, il n’y a pas beaucoup de postes. Ensuite, les clubs avec l’aspect financier aujourd’hui hésitent à « sortir » les entraîneurs en place.

Quel projet vous ferait replonger ?
Je pense que la Ligue 1 sera peut-être un peu compliquée parce que j’ai légitimité par rapport à la L2 ; notamment le fait d’avoir été champion avec Troyes. J’ai enchaîné, toujours en Ligue 2, avec Saint-Étienne puis Clermont. Maintenant, je ne suis pas fermé à la L1, évidemment.

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Vous résidez où ?
Je suis toujours à Saint-Étienne. Je suis resté là-bas depuis que j’ai arrêté ma carrière. J’avais évolué dans le club pendant des années en tant qu’à la fois recruteur, adjoint ou encore entraîneur des jeunes.

Vous êtes aussi parrain du club Épis de Royères en Haute-Vienne… une 11e division (Départemental 3) !
C’est pour un ami, Jérémy Berrié, supporter des Girondins que j’ai connu quand je jouais à Bordeaux (1999-janvier 2002). Il est vrai que je n’ai pas eu encore trop le temps d’y aller, ce n’est pas la porte à côté (3h45 de route), mais je soutiens ce petit club.

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Bon, si on résume votre parcours d’entraîneur et vos trois expériences : Troyes la plus prolifique (2019-décembre 2021), Saint-Étienne la plus douloureuse (2022-décembre 2023), Clermont la plus courte (octobre 2024-avril 2025). Vous opinez du chef ?
Oui, Troyes a été un aboutissement, parce qu’en deux ans on est montés (en L1, la saison post-Covid). Et en réalité je suis parti du fait de petits soucis avec le recrutement que faisait le groupe City. Après, Saint-Étienne, c’était très particulier, parce que j’habitais là-bas, j’avais tout vécu dans ce club. J’ai découvert une institution en perdition après la relégation suite aux barrages contre Auxerre (29/05/2022). Il y avait tout à reconstruire. Et puis Clermont : je suis arrivé en cours d’année. Je n’ai pas pu faire de mercato, je n’ai pas pu choisir l’équipe, je n’ai pas pu mettre mon projet de jeu en place, etc. À cinq journées de la fin, les dirigeants qui voulaient un autre challenge, m’ont dit qu’il fallait que ça s’arrête. Cela fait partie du jeu. Mais je ne recommencerai pas. Ce que je sais, en revanche, c’est que je repartirai dans de bonnes conditions, avec le staff qui m’accompagnera, et dans un projet ficelé comme moi j’en ai envie et comme le club en a envie.

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De quels coachs vous inspirez-vous ?
Je n’ai pas vraiment de modèle, je regarde beaucoup de matchs. D’où, beaucoup d’entraîneurs. Je suis très attentif à la gestion humaine. Cela dépend également si tu as les moyens de tes ambitions. Lorsque je vois ce que réalise Bodo/Glimt (qui vient d’éliminer l’Inter Milan, finaliste de la dernière C1) en Ligue des champions, je suis admiratif. Un exemple à suivre. Et un technicien qui fait du superboulot.

Rennes-TFC, c’est samedi ! Quel souvenir conservez-vous de votre passage en Bretagne (janvier-décembre 2002) ?
Coach Gourcuff m’appelle. Tout simplement. J’étais à Bordeaux, et on jouait dans un système identique à celui de Rennes. Christian Gourcuff me dit avoir besoin d’un milieu défensif un peu créateur. Ça s’est super bien passé pendant six mois puis, à la fin de l’année, il y a un changement d’entraîneur : Philippe Bergeroo arrive, derrière il n’y a pas trop de résultats. Et puis après le club fait appel à Vahid Halilhodzic, et moi je ne me sentais pas de travailler avec. Je ne me reconnaissais pas dans nombre de points, j’ai été le voir avec franchise en lui disant que ce n’était pas possible.

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Aujourd’hui, le Stade Rennais rime toujours avec instabilité…
Style montagnes russes. Même si c’est vrai que sur les deux derniers matchs ils font deux grosses opérations (3-1 vs PSG, 3-0 à Auxerre), ils sont bien classés (6es), ont un très bel effectif, un centre de formation réputé, des infrastructures à la hauteur. Oui, c’est un club qui compte.

Passons au Tef où – si on synthétise – vous avez tout connu.
(sourire) C’est le club qui m’a formé et j’aurais voulu même finir ma carrière là-bas, mais ça n’a pas pu se faire sous Olivier Sadran. Le club a été racheté et a impulsé des choses : à commencer par le fait de faire revenir autant de monde au stade, avec cette ferveur. On voit que le Stadium est tout le temps presque plein et ça, c’est vraiment très intéressant pour une ville comme Toulouse.

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Et au niveau du jeu ?
Ce système à trois centraux et deux pistons, je le trouve costaud. Techniquement, ce qui est plaisant, c’est que devant et au milieu il y a des joueurs aussi bien de déséquilibre que de passes. Les couloirs ont du volume. J’estime que c’est une équipe qui joue en fonction des atouts de chacun. C’est la grande qualité de son entraîneur. Relation de cause à effet : au niveau des résultats, il n’y a pas de série trop négative. J’ai l’impression d’une vraie force mentale dans ce groupe.

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À quel match s’attendre ce week-end ?
Est-ce que Franck Haise va repasser dans un schéma comme il avait à Lens et à Nice (3 centraux) pour faire un effet miroir contre Toulouse ? Je ne sais pas. Ce dont je suis sûr, c’est que ça ne va pas être facile pour le TFC. Parce que si Rennes arrive à écarter et faire défendre les pistons toulousains…



2026-02-26 00:31:30

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