mercredi, juillet 29, 2026
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242 parents écrivent à Macron, dénonçant « des failles structurelles »


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242 parents, ayant des enfants scolarisés dans plusieurs écoles du 7e arrondissement à Paris, ont pris leur plume pour alerter le président de la République sur « des dysfonctionnements d’une gravité exceptionnelle affectant le service public », révèle 20 Minutes. Alors que neuf animateurs du périscolaire ont été suspendus depuis fin janvier dans ces écoles pour suspicions de violences physiques et sexuelles, ces parents dénoncent « des failles structurelles dans le recrutement, l’organisation et le contrôle des dispositifs périscolaires »

Cette affaire, qui concerne notamment les écoles Rapp, La Rochefoucauld et Saint Dominique, fait suite à la diffusion le 29 janvier d’une enquête de Cash investigation sur France 2, filmant en caméra cachée le comportement de certains agents. Deux personnes mises en cause dans l’enquête audiovisuelle ont d’abord été suspendues, immédiatement après la diffusion du reportage, puis une troisième, après des déclarations d’une enfant consécutives à l’émission, comme l’avait dévoilé 20 Minutes, et enfin six autres dans les jours qui ont suivi, comme l’indiquait Mediapart.

Quelque 73 parents de ces écoles se sont regroupés pour porter plainte collectivement, auprès du parquet de Paris, pour « violences volontaires sur mineurs », « mise en danger délibérée d’autrui » ou encore « délaissement d’une personne incapable de se protéger » mais selon la lettre, « plusieurs dizaines de plaintes – possiblement plus de trente – ont été déposées pour agression sexuelle ou viol ».

« Nombre de victimes auraient pu être épargnées »

Les parents expriment dans ce courrier leur « stupéfaction d’apprendre que les suspects sont toujours en liberté, malgré le nombre élevé de plaintes ». Ils dénoncent une série de dysfonctionnements, selon eux, à commencer par l’absence de communication de la mairie après la suspension du directeur du périscolaire en mai 2025, suspecté de violences sexuelles. « Cette information n’avait jamais été portée à la connaissance des parents d’élèves », reproche la lettre, qui ajoute : « Nombre de victimes auraient pu être épargnées ».

« S’il y avait eu un signalement et une enquête administrative ainsi qu’une communication auprès des parents dès la première plainte nous aurions évité de nombreuses victimes de violences sexuelles », regrette Sandra, une mère interviewée au lendemain du Cash investigation, qui a depuis reçu les confidences de son fils concernant des attouchements.

Impossible de changer leur enfant d’école

Le courrier reproche également le déplacement d’un animateur, suspecté de crier sur les enfants, vers une autre école, l’école Volontaires mais aussi la faible réponse des institutions face au flot de plaintes, comme « l’absence de mise en place de la moindre cellule psychologique dédiée aux enfants de l’établissement » (contrairement à ce que la mairie avait annoncé) mais aussi « l’absence de toute réponse du rectorat aux demandes de changement d’établissement formulées par certaines familles. » Les familles s’alarment également de ne pouvoir faire constater les éventuelles lésions ou séquelles de leurs enfants par les autorités, en raison de la saturation des unités d’accueil pédiatrique pour enfants en danger (UAPED).

« Tous nos enfants ont été exposés à des individus dangereux et à des violences […] dans un lieu en lequel nous avions confiance », alertent les parents, qui remarquent que cette situation « s’inscrit dans un contexte national de multiplication des révélations de violences, notamment sexuelles, au sein du périscolaire ».

Liste de demandes

Les 242 signataires formulent une liste de demandes, parmi lesquelles celle d’ « allouer sans délai les moyens nécessaires à la prise en charge médico-psychologique des enfants victimes et de leurs familles », « d’organiser les changements d’école sollicités par les parents d’élèves de l’école », de « renforcer les moyens humains et matériels consacrés à l’enquête en cours » ou encore d’ « engager, à l’échelle nationale, une réforme structurelle de l’organisation et du contrôle des temps périscolaires ».

Contactés, ni la présidence de la République, ni le rectorat de Paris, ni la ville n’avaient répondu aux sollicitations de 20 Minutes au moment de la publication de cet article.



2026-02-21 17:42:49

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