#Après #avoir #ressusciter #maison #Patou #sept #ans #Guillaume #Henry #tire #révérence

Coup de théâtre : après sept ans à la tête de la direction créative de la maison Patou, Guillaume Henry quitte ses fonctions,ajoutant un nouveau rebondissement au grand mercato de la mode.
Les chaises musicales de la mode continuent de nous faire danser. Après le départ de Pieter Mulier d’Alaïa pour Versace, c’est au tour de la maison Patou de se séparer de son fidèle directeur artistique, Guillaume Henry. « J’ai été très heureux et fier d’accompagner le renouveau de Patou, et je suis éternellement reconnaissant à toutes les équipes qui ont participé à cette aventure avec un engagement sans faille », déclare-t-il dans un communiqué annonçant son départ. Sept années d’une aventure créative qui ont permis de faire renaître l’un des grands noms de la couture des années 1920.
Qui est l’homme qui a réveillé Patou ?
Né en France en 1978, Guillaume Henry découvre très tôt sa passion pour la mode. Après des études aux Beaux-Arts de Troyes et à l’École Duperré, il affine ses compétences à l’Institut Français de la Mode (IFM) à Paris. Il débute sa carrière chez Givenchy, sous la direction de Riccardo Tisci, puis devient, à seulement 30 ans, directeur artistique de Carven, où il insuffle une nouvelle vie à la marque avec un prêt-à-porter féminin moderne, frais et accessible, qui rencontre un succès immédiat. De 2015 à 2018, il dirige ensuite la création chez Nina Ricci avant de relever le défi de réveiller la maison Jean Patou, rebaptisée Patou, récemment acquise par le groupe LVMH.
Lire aussi : Quand les changements de stylistes font les bonnes affaires des grandes maisons
L’empreinte Guillaume Henry
L’héritage est prestigieux : fondée en 1914, Patou avait révolutionné le vestiaire féminin avec des silhouettes libres et un style sportswear avant de fermer ses portes en 1987 après le passage de grands noms comme Marc Bohan, Karl Lagerfeld, Jean Paul Gaultier et Christian Lacroix. Relancée au début des années 2000 par la filiale du groupe Procter & Gamble, la marque restait discrète jusqu’à l’arrivée de Guillaume Henry. Il est parvenu à conserver l’héritage sportswear du fondateur, tout en développant son propre langage : un vestiaire jeune, coloré et ludique. Il s’amuse avec les volumes, manteaux trop grands, manches trop longues, jupes très évasés, cols maxi, et n’hésite pas à tapisser ses créations de couleurs vives et d’imprimés joyeux, apportant une touche d’audace à la garde-robe de la femme libre et active. Un nouveau vestiaire qui semble plaire aux célébrités, nombreuses à se presser à chacun de ses défilés comme Diane Kruger, Katie Holmes ou encore Kelly Rutherford.
Guillaume Henry a réussi le pari de faire renaître un nom mythique de la couture. Maintenant, la question reste en suspens : qui prendra sa place ?
2026-02-07 06:00:00
