vendredi, mai 8, 2026
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Mais pourquoi ces écoles font-elles le choix de faire classe dans une yourte ?


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«L’avantage, c’est qu’on ne peut plus mettre les enfants au coin ! » A travers ce trait d’humour, Christophe Genet ne cache pas sa satisfaction. Le directeur de l’école privée hors contrat L’Odyssée ne regrette « pas du tout » le choix effectué à l’été 2023. Celui d’installer cinq yourtes connectées dans le parc de son domaine, à Niedernai (Bas-Rhin).

« On avait dû trouver rapidement une solution après un incendie dans un de nos bâtiments. Il nous fallait un certain nombre de mètres carrés », retrace-t-il. Il s’est alors penché naturellement sur les constructions en préfabriqué. Mais aussi, et « à peu près au même prix », les yourtes. « Je n’en avais pas du tout cette image. Je pensais aux tentes beaucoup plus sombres, avec un poêle au milieu, un peu à la mode mongole. »

C’est la visite d’installations déjà existantes à Kembs (Haut-Rhin) qui l’a décidé, avec son épouse. « Oui, ils sont venus voir, comme beaucoup », sourit Cédric Leroy, le président de Tzama, une autre école alternative. « Nous en avions trois à l’époque et on pensait dans un premier temps que ce serait temporaire. Mais on en a maintenant quatre et on a acté que ce serait permanent. Les enseignantes adorent l’effet bois et la hauteur sous plafond avec le puits de lumière. C’est vraiment agréable à vivre. »

« Ça chauffe et refroidit vite »

A Niedernai, tout le monde dit à peu près les mêmes mots. « C’est beaucoup mieux qu’une salle classique ! », « on est plus près de la nature avec les grandes baies vitrées », « c’est plus convivial », « c’est lumineux et très grand »… En quelques secondes, ces élèves de collège n’ont que des compliments à l’esprit. Un peu plus loin, la professeure de français et d’espagnol confirme. « La forme ronde me plaît bien. C’est donne un environnement très sympa et c’est très modulable », témoigne Glwadys en montrant les différentes organisations de tables possibles. Même dans la plus petite des cinq yourtes installées ici : 43 m2, comme celle dédiée aux maths et sciences à l’opposé. A l’entrée, une première de 53 m2 est réservée au vestiaire ainsi qu’au sanitaire et donne accès aux deux dernières, de 100 m2.

« Bien sûr, il a fallu tirer l’électricité et amener l’eau mais il y a tout le confort. Nous sommes classés en établissement recevant du public (ERP) cinquième catégorie », reprend Christophe Genet, sans avoir à signaler le moindre problème en trois ans d’usage. Le chauffage ? Il est garanti par des climatiseurs réversibles répartis un peu partout. « Ça nous revient moins cher qu’avec le gaz dans le bâtiment principal », apprécie le directeur. « Et ça chauffe et refroidit vite. »

Les « tentes » sont évidemment isolées. « Entre la bâche de l’extérieur et celle de l’intérieur, il y a de la ouate de polyester, ce qu’on met dans les doudounes et les couettes », détaille Thierry Rouelle, le dirigeant de la Yourte française, qui a équipé les deux écoles alsaciennes. « Le plancher aussi est isolé », précise celui qui a lancé son entreprise en 2005. Avant, en 2013, de rapatrier toute la fabrication en Vendée. C’est de Saint-Gilles-Croix-de-Vie que sortent également toutes les structures en bois qui équipent leurs créations : celle qui soutient la membrane du toit et les treillis pour les murs.

A Niederani, ce sont cinq yourtes qui ont été connectées. " Il n'y a pas d'autres installations aussi grandes en France comme ça", assure le constructeur.
A Niederani, ce sont cinq yourtes qui ont été connectées.  » Il n’y a pas d’autres installations aussi grandes en France comme ça », assure le constructeur. - La Yourte française

Durée de vie de ces yourtes ? « On a une cinquantaine de clients qui ont commencé avec nous et vivent donc dedans depuis vingt ans », répond le patron. « Oui, il y a des pièces d’usure à remplacer, comme les toiles. Le bois, lui, sauf s’il est pourri, peut durer soixante-dix, quatre-vingts ans. » A Kembs et Niedernai, rien n’a jusque-là été changé. « On a juste un plancher qui s’est un peu affaissé. Mais c’est de notre faute, reconnaît Cédric Leroy. car on avait décidé de ne pas construire sur une dalle » « On pense que c’est à cause de la machine à laver à proximité, avec les vibrations. Les bâches sont encore nickel. Je crois qu’ils conseillaient de les changer tous les sept, huit ans mais on pense pouvoir tirer. »

« Quand on ne terrasse pas et qu’on met sur des plots plastiques, l’impact carbone est nul », précise Thierry Rouelle en évoquant aussi le « tarif imbattable » de ses produits. « Livré, tout monté, équipé, il faut compter environ 1.000 euros du m2. En plus, c’est classé comme tente donc pas besoin de permis de construire et pas de taxe foncière ! » D’où l’arrivée, récente, de plus en plus de yourtes dans les jardins des particuliers…



2025-09-30 05:32:36

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