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Afin d’être autorisées à prendre part aux compétitions internationales, les championnes doivent désormais se plier à un examen obligatoire.
C’est un sujet sensible qui refait surface dans le sport féminin : les tests de féminité. Après les polémiques en boxe et en athlétisme, la Fédération internationale de ski (FIS) a décidé elle aussi de rendre ces contrôles obligatoires pour la prochaine saison de ski alpin. Une saison, qui plus est, marquée par les Jeux Olympiques 2026, en Italie (6-22 février).
L’annonce a immédiatement suscité des réactions en France, où le ministère des Sports se dit vigilant pour garantir l’équité et éviter toute discrimination.
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Le Conseil de la FIS a précisé que ces tests, basés sur un prélèvement salivaire ou sanguin, viseront à détecter le gène SRY, responsable du développement de caractéristiques masculines. « En substance, seules les compétitrices négatives au gène SRY pourront participer aux compétitions féminines », a indiqué la Fédération. Johan Eliasch, président de la FIS, a défendu cette politique : « Cette politique est la pierre angulaire de notre engagement à protéger le sport féminin et nous sommes convaincus qu’il n’existe qu’une seule manière juste et transparente de le faire : en s’appuyant sur la science et les faits biologiques «
En France, ces tests sont interdits par la loi de bioéthique de 1994 sans justification médicale. Lors des derniers Mondiaux de boxe à Liverpool, les Bleues n’avaient pas pu concourir, faute de résultats transmis à temps. Le ministère des Sports avait alors dénoncé les risques de « barrières à l’entrée des compétitions » et appelle désormais la FIS à « prendre en compte les législations nationales et adapter ses procédures et ses règles, afin d’éviter le même type d’incident ».
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La prochaine Coupe du monde de ski alpin débute le 25 octobre avec un slalom géant féminin sur le glacier du Rettenbach à Sölden, en Autriche. La réunion du Conseil de la FIS prévue le 21 octobre sera cruciale pour finaliser le calendrier et les modalités d’application de ces tests. Le ministère français insiste : « Le ministère reste attentif à l’équité et à ce que ces règles ne soient pas des barrières à l’entrée des compétitions. »
Pour les skieuses, l’enjeu est considérable. Les nouvelles règles pourraient exclure certaines concurrentes et bouleverser le paysage du ski féminin international. Les défenseurs du sport inclusif craignent que la science ne devienne un critère d’exclusion, tandis que les partisans de la FIS jugent ces mesures indispensables pour protéger la compétition féminine.
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La manière dont la FIS appliquera ces tests, tout en respectant la législation nationale et les droits des athlètes, sera scrutée de près. Le risque est clair : un faux pas pourrait reproduire le fiasco des Mondiaux de boxe, et marquer durablement le sport féminin.
2025-09-26 18:04:43
