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Il y a un an jour pour jour et sous une pluie battante, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 ouvrait l’une des pages les plus joyeuses de l’histoire de la capitale. Un an plus tard, la pluie menace toujours, mais l’ambiance tend davantage à la morosité au regard des contextes nationaux et internationaux. Pas de parenthèse enchantée cette fois. De quoi refiler une bonne dose de « JO » stalgie.
Pour compenser peut-être, la Ville de Paris et Anne Hidalgo ont concocté une petite journée du souvenir entre parade de canoës-kayaks sur la Seine, visite de Kirsty Coventry, présidente du CIO, et Thomas Bach, président d’honneur du CIO, et inauguration des statues des « 10 Femmes illustres ». Si la journée fait figure de commémoration, elle rappelle aussi que les jeux auront laissé leur trace dans la capitale, un héritage. On en fait le tour :
Equipements et infrastructures
3,2 milliards d’euros. C’est ce qu’a dépensé l’organisation en investissements pour les infrastructures. Outre tous les équipements et enceintes éphémères, de nombreuses infrastructures ont été construites ou rénovées à l’occasion des Jeux. Le plus important : le centre aquatique olympique de Saint-Denis qui, après avoir accueilli les épreuves de plongeon, de natation artistique et de water-polo, profite aujourd’hui aux nageurs amateurs comme aux athlètes avec un bassin de 50 mètres, un bassin de plongeon, un bassin d’apprentissage et un bassin aqualudique. Il sera également un lieu de rencontres pour les compétitions nationales et internationales.
De même, sept piscines (Aulnay-sous-Bois, Aubervilliers, Colombes, Montreuil, le Bourget, Saint-Denis, et Sevran) ont été rénovées par la métropole et plusieurs également dans Paris même.
Toujours dans le sport, l’Adidas Arena de la porte de la Chapelle, terminée pour l’occasion accueille depuis de nombreuses compétitions sportives comme des concerts et spectacles.
D’autres infrastructures ont vu le jour à l’occasion des JO. Le village des athlètes, par exemple. Situé sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen et Île-Saint-Denis, il a accueilli 14.500 sportifs. Aujourd’hui, il est en cours de transformation pour accueillir 2.800 logements, des bureaux, des commerces, une résidence étudiante, un hôtel et des espaces verts.
Les 6.500 habitants attendus pourront bénéficier du nouveau « franchissement urbain », pont de 300 mètres construit à Saint-Denis et qui relie la piscine et le Stade de France. Il permet aux habitants et travailleurs du secteur de gagner entre 15 et 20 minutes pour traverser l’A1.
Transports
Les spectateurs qui se sont déplacés sur place ont pu découvrir l’immense gare construite pour l’occasion. La gare Saint-Denis-Pleyel, inaugurée juste avant les JO est devenue le terminus de la ligne 14 et doit accueillir à terme trois autres lignes du Grand Paris Express (15, 16 et 17).
La ligne 14 justement, elle a été l’une des stars des JO. Son prolongement lui permet désormais de relier Saint-Denis à l’aéroport d’Orly en quarante minutes avec huit nouvelles stations (21 en tout).
Le rail n’est pas le seul à avoir profité des JO. Comme le Covid-19, les Jeux ont été un véritable boost pour le vélo en Île-de-France. Ainsi, 120 kilomètres de pistes cyclables ont été ajoutés à l’occasion des Jeux, portant à 400 kilomètres le total en Île-de-France. En sus, plusieurs centaines de places de stationnements dédiées au vélo ont été ajoutées dans la capitale.
La Seine, star des jeux
Les organisateurs ont tout fait pour mettre la Seine au centre de ces Jeux olympiques. Entre la cérémonie d’ouverture et les épreuves de triathlon et de natation en eau libre, le fleuve a été mis en valeur, faisant (presque) gagné son pari à Anne Hidalgo qui annonçait depuis des années son intention de rendre la Seine baignable.
Pari tenu jusqu’à aujourd’hui ou trois sites permettent désormais aux Parisiens de se baigner, lorsque la pluie et les bactéries épargnent la qualité de l’eau.
La cérémonie d’ouverture avait permis de mettre en avant les différents bateaux et péniches qui peuplent la Seine. Pour continuer de valoriser cet écosystème, la Communauté des Petits Bateaux Professionnels de Paris organise ce samedi la 1re édition de la Fête du Bateau. Une parade fluviale inédite avec près de 30 bateaux décorés et musicaux qui devrait désormais se dérouler tous les ans à la même période.
Des symboles partis pour rester
À l’évocation des jeux, de nombreux symboles reviennent en mémoire. La vasque olympique pour commencer. Elle qui avait subjugué le monde en s’élevant au-dessus du jardin des Tuileries a repris sa place au mois de juin et reviendra chaque été jusqu’aux JO de Los Angeles 2028. La suite ? Encore indécise, elle pourrait s’inscrire toutefois à Paris où en Île-de-France où toutes les parties s’accordent sur la volonté de la garder.
Elles sont sûres de rester. Figures de l’histoire, les dix statues « des Femmes illustres » qui ont émergé de la Seine lors de la cérémonie d’ouverture trôneront désormais sur la rue de la Chapelle (18e arrondissement) après leur inauguration ce samedi.
La dernière étape du tour
Elle était traditionnellement une parade un peu soporifique, grâce aux JO elle va se réveiller. La dernière étape du Tour de France va prendre des airs olympiques ce dimanche avec plusieurs passages dans la rue Lepic (18e arrondissement) qui s’était enflammée pour l’épreuve de cyclisme sur route des Jeux qui avaient vu Evenepoel gagner devant les Français Valentin Madouas et Christophe Laporte.
Des images si fortes que les organisateurs du Tour ont décidé d’un final inédit pour l’édition de cette année en espérant retrouver la ferveur et le suspense de l’été dernier.
Une image dans le monde redorée, le tourisme relancé
De l’avis des médias français comme étrangers, beaucoup considèrent les JO de Paris 2024 comme les plus beaux de l’histoire contemporaine. Et la Ville lumière n’y est pas pour rien. Ses décors et son patrimoine, pourtant reconnus internationalement, se sont rappelés au monde. Une bonne nouvelle pour le secteur touristique qui profite déjà des retombées. Selon le baromètre de l’office du tourisme-Paris Je t’aime du mois de juillet, l’été 2025 s’annonce radieux. Avec une hausse des vols vers Paris de 7,6 % en juin avec des pics à + 10 %, notamment boostée par le marché nord-américain (+ 15,7 %) et nord-est asiatique (+ 21,4 %).
Une croissance qui se retrouve également dans le taux d’occupations hôtelier avec une croissance de 12,9 %.
2025-07-26 05:32:36
