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Deuxième jour du procès de Cédric Jubillar ce mardi avec, notamment, l’audition des premiers gendarmes arrivés au domicile du couple le 16 décembre 2020 au matin. Leurs observations détaillent linge lavé, maison en désordre et lunettes brisées.
Après les enquêtes de personnalité, le procès Jubillar entre ce mardi 23 septembre dans une phase charnière. La cour va entendre les premiers gendarmes arrivés au domicile du couple, la nuit de la disparition de Delphine. Des témoignages précieux, qui ramènent l’affaire à son point de départ, au matin du 16 décembre 2020.
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Ce sont elles qui ont ouvert le bal des investigations. Deux jeunes gendarmes de la brigade de Valderiès, qui, à 4h50, se présentent au domicile du couple Jubillar à Cagnac-les-Mines. Derrière une baie vitrée, la scène reste gravée dans leur mémoire : un homme en pyjama « panda », capuche à oreilles et queue dans le dos, qui charge du linge dans le lave-linge, referme le hublot à leur arrivée, puis leur ouvre la porte. « Un geste incongru », notera plus tard l’une d’elles.
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Cédric leur demande d’ailleurs d’ôter leurs chaussures pour faire le tour des pièces de la maison. Ce qu’elles refuseront, notant « un peu de boue dans la maison au niveau de l’entrée ». Elles seront rejointes, 30 minutes plus tard par un autre gendarme, lui aussi auditionné ce mardi matin.
Une maison « extrêmement négligée »
À l’intérieur, les militaires décrivent une maison « extrêmement négligée ». Rien d’anormal aux sols, pas de trace de sang visible, pas de nettoyage suspect. Mais au milieu du désordre, plusieurs détails interpellent. Une couette d’abord. Elle n’est pas dans la machine, contrairement à ce qu’avait laissé entendre le procureur mais posée sur le canapé, tandis que la housse sèche sur un étendoir, avec une tache brunâtre. La couette, lavée, ne sera retrouvée que le lendemain.
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Une paire de lunettes de Delphine ensuite. Brisée en plusieurs morceaux, elle gît sur la table de la cuisine. Pour l’accusation, c’est la pièce maîtresse qui évoque une dispute violente. La seconde branche ne sera retrouvée que trois semaines plus tard, derrière le canapé.
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Quant aux enfants Louis et Elyah, ils dorment dans leurs chambres. Les deux chiens de la famille sont également là.
Une voiture qui intrigue
Devant la maison, la Peugeot 207 de Delphine attire l’attention. Garée « capot vers le bas », contrairement à son habitude. Sur les vitres, les gendarmes remarquent de la condensation, comme si quelqu’un avait passé du temps à l’intérieur. La vitre conducteur, elle, est entrouverte.
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Quand les gendarmes lui demandent la clé du véhicule, Cédric Jubillar revient rapidement avec celle-ci, « sans la chercher » selon les militaires, en se dirigeant vers la salle à manger, en direction de la porte qui mène au sous-sol. Il affirme alors l’avoir trouvée dans une veste de Delphine.
Or des clichés photographiques pris plus tard dans la matinée montrent que cette veste se trouvait sur une chaise, au fond de la salle à manger, à l’opposé de la porte du sous-sol. Ce qui laisse entendre que le mari de Delphine les conservait en réalité ailleurs.
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Après une première inspection, les gendarmes quittent la maison vers 6 heures pour patrouiller dans Cagnac-les-Mines. Cédric reste seul chez lui. Ils reviendront à 6h31. La disparition de Delphine, à ce moment-là, vient à peine d’être prise au sérieux.
Près de cinq ans plus tard, la cour va réentendre ces témoins de la première heure. Leurs observations, parfois ténues, nourrissent aujourd’hui les certitudes de l’accusation comme les doutes de la défense.
2025-09-23 05:32:50
