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Cent mille dollars. Une sacrée somme. C’est le montant annuel que le président américain Donald Trump a fixé vendredi pour les entreprises souhaitant obtenir des visas de travail H-1B pour leurs employés.
Ces visas permettent à des travailleurs étrangers hautement qualifiés, notamment des ingénieurs, scientifiques et informaticiens, de venir exercer aux États-Unis. Ils sont accordés pour une durée initiale de trois ans, renouvelable jusqu’à six ans, sous le parrainage d’un employeur. Leur coût actuel varie, mais est généralement compris entre 1.500 et 5.000 dollars.
Les grandes entreprises « partantes »
« L’idée générale, c’est que ces grandes entreprises de la tech ou d’autres secteurs ne formeront plus de travailleurs étrangers », a expliqué le ministre du Commerce Howard Lutnick, aux côtés du président américain dans le Bureau ovale. Selon lui, « toutes les grandes entreprises sont partantes ».
« Si elles recourent à des travailleurs étrangers, elles doivent payer 100.000 dollars au gouvernement et, ensuite, payer leur employé, ce n’est pas rentable », a-t-il poursuivi. « Si vous voulez former quelqu’un, vous allez former un jeune diplômé d’une des grandes universités de notre pays, former des Américains, et arrêter de faire venir des gens pour prendre nos emplois. »
400.000 visas H1-B en 2024
Donald Trump, qui affiche depuis son premier mandat sa volonté de restreindre l’immigration professionnelle afin de privilégier les travailleurs américains, a toujours eu dans son viseur ces permis de travail, largement attribués à des ressortissants indiens.
Le nombre de demandes de visas H-1B a nettement progressé ces dernières années, avec un pic d’acceptations en 2022 sous la présidence du démocrate Joe Biden. À l’inverse, le pic de refus a été enregistré en 2018, pendant le premier mandat de Donald Trump. En 2024, environ 400.000 visas H-1B ont été approuvés, dont deux tiers étaient des renouvellements. Les trois quarts des bénéficiaires sont des ressortissants indiens.
Une carte de séjour « dorée »
Donald Trump a également signé un décret créant une carte de séjour « dorée » à un million de dollars, en référence à la célèbre « carte verte » permettant de vivre et travailler aux États-Unis. « Cela va être un immense succès », a-t-il prédit, affirmant que ce dispositif vise à attirer des citoyens étrangers aux « qualités exceptionnelles ».
« Contre le paiement d’un million de dollars au Trésor américain, ou, si une entreprise les parraine, deux millions de dollars », a détaillé un conseiller, « les candidats à cette carte dorée bénéficieront d’un traitement accéléré de leur demande de visa ».
2025-09-19 21:43:34
