mardi, mars 24, 2026
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« J’ai le sentiment d’avoir une grande liberté », estime Anne-Sophie Lapix, de retour sur M6


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C’est une seconde rentrée pour Anne-Sophie Lapix. Après ses débuts à la radio sur RTL le 25 août dernier, place à M6, dimanche soir, où la journaliste présentera le tout premier numéro de son nouveau programme « Le 20 20 », diffusé juste après le « 19.45 ».

Il s’agira d’une interview hebdomadaire de dix minutes, enregistrée dans les conditions du direct, où elle recevra des personnalités de la vie politique, des artistes, des sportifs ou encore des anonymes. Pour sa première, Anne-Sophie Lapix reçoit un invité de marque : la star du foot Kylian Mbappé.

On voulait une personnalité qui fédère, très populaire, notamment auprès d’un public jeune. La particularité de M6, c’est d’avoir le plus jeune public de la télé. C’est aussi le bon moment parce que c’est le début des éliminatoires de la Coupe du Monde, une compétition que M6 diffusera l’an prochain. On lui a formulé notre demande il y a déjà pas mal de temps et on a eu la bonne surprise que ce soit bien reçu.

Il se fait rare dans les médias, a-t-il été difficile de le convaincre pour inaugurer le programme ?

Je ne sais pas. Cela fait plusieurs semaines que nous avons lancé cette invitation. Il était vraiment dans le top de notre liste de personnalités. On a essayé par différents moyens, ça a été accepté, et il nous a choisis alors qu’il a beaucoup de demandes. Je pense que les personnes qui ont été en contact avec son équipe ont été convaincantes.

Vous démarrez la veille d’une semaine politique et sociale qui s’annonce très chargée, on aurait pu imaginer voir une personnalité politique sur votre plateau pour cette première. Pourquoi ne pas avoir opté pour ce choix ?

Comme je vous le disais, on voulait plutôt quelqu’un d’extrêmement populaire, qui donne le sourire, qui rassemble et ça correspond davantage au profil de Kylian Mbappé. Mais nous aurons une personnalité politique dès la semaine prochaine.

Les élections à venir, les municipales l’an prochain et les présidentielles en 2027, seront-elles parmi les enjeux majeurs de ce nouveau rendez-vous ?

Bien sûr. On va faire beaucoup de politique, mais on va essayer de varier. On n’a pas envie de faire trois invités politiques d’affilée. Evidemment, il y en aura, et de plus en plus à mesure qu’approchent ces échéances. Mais le cahier des charges, c’est une interview avec des personnalités qui nous intéressent et qui ne sont pas cantonnées qu’à ce domaine. On veut apporter autre chose parce que des rendez-vous politiques, il y en a tous les dimanches, sur les chaînes d’info, dans les radios, etc. On veut un grand rendez-vous, une rencontre avec une personnalité, qu’on accroche à une actualité importante de la semaine.

Vous évoquez aussi l’idée d’inviter des personnes anonymes. Pouvez-vous nous en dire plus ?

De temps en temps, il y aura des grands témoins de l’actualité, des gens et des témoignages forts qu’on a envie d’entendre. On ne veut pas que ce soit exclusivement des personnalités extrêmement connues. On veut aussi coller à l’actu. L’avantage, c’est qu’on ne sait jamais où elle va nous emmener donc on reste très ouvert.

Cette interview est enregistrée en amont et non diffusée en direct. Était-ce une décision de votre part ?

Je n’ai quasiment fait que du direct dans ma vie et j’y suis plutôt attachée. Mais on a l’idée de faire une interview assez produite avec beaucoup d’illustrations et d’images. On a un très beau plateau. On essaye vraiment de faire quelque chose d’un peu différent et novateur. Après, je tenais vraiment à ce que ce soit enregistré dans les conditions du direct parce que je n’ai pas du tout envie que les interviews soient montées. Je pense qu’il y a une énergie particulière en fonction du temps que vous avez, de la durée de l’interview.

En revanche, on avait envie de donner un petit peu plus que 10 minutes et c’est pour ça qu’il y aura une espèce de bonus à retrouver sur la plateforme M6 +. Pas juste quelques questions supplémentaires mais plutôt un débrief avec l’invité, dans la suite de l’interview, où je peux lui reposer des questions auxquelles il n’a pas vraiment répondu, et où il peut aussi s’en prendre aux miennes. Les lumières et le ton changent, l’interview est beaucoup moins construite, on est plus dans une conversation. On en a déjà parlé à des politiques et à de potentiels invités et ça les intéresse beaucoup aussi. Je pense que le téléspectateur peut avoir envie d’entendre ces coulisses, ce « off » qui peut exister après l’interview.

Est-ce également une façon de sortir des éléments de langage bien rodés de certains invités politiques ?

J’espère qu’on arrivera à en sortir dès l’interview de dix minutes, c’est quand même l’objectif. L’idée est vraiment de fournir autre chose. Le ton est vraiment différent, on parle en scandant un peu moins, on s’adresse plus à la personne qui est en face. Je ne suis pas dans la connivence, je ne connais pas les hommes politiques ou les personnalités que j’interviewe. Ça reste une relation professionnelle. C’est juste une deuxième lecture, une autre façon d’interviewer.

Dans l’exercice de l’interview, il y a aussi ces fameuses « petites phrases » des invités reprises immédiatement dans les médias ou sur les réseaux sociaux. Est-ce quelque chose qui vous intéresse ?

Il y a parfois des petites phrases qui annoncent de grandes mesures ou de grands choix, elles ne sont pas toutes à jeter. Mais ce n’est pas ce que je recherche et ça n’a jamais été le cas. Sur le « 20 Heures », je n’ai jamais été à la recherche de la petite phrase. Ce que j’aime dans les interviews, c’est un peu d’éprouver mon invité, de le confronter à ses contradictions. Pour moi, l’interview politique est un exercice démocratique qui doit permettre aux téléspectateurs de se sentir représenter, d’avoir le sentiment qu’on cherche à avoir des réponses. L’invité rend des comptes. C’est plus comme ça que je perçois l’exercice.

Vous changez de chaîne et de public, vous serez aussi libérée des contraintes du direct et de la pression d’un « 20 Heures ». L’occasion d’insuffler un style un peu plus décontracté ?

Dans la mesure où c’est enregistré dans les conditions du direct et qu’il n’y a pas de deuxième essai, je ne vois pas de différence. En revanche, effectivement, le cadre du « 20 Heures » est beaucoup plus contraint. C’est une institution et il faut surveiller chacun de ses mots, ses expressions. Il faut faire attention parce qu’un ton un peu impertinent ou ironique peut-être assez mal perçu, par le téléspectateur et par l’interviewé, pour qui c’est un enjeu particulier. Dans cette émission, on n’est plus du tout dans cette tonalité-là. J’ai le sentiment d’avoir une grande liberté. Je n’ai jamais été privée de liberté mais il y a celle qu’on vous donne et celle qu’on s’octroie. Et quand on est dans un cadre comme celui dans lequel je me trouve aujourd’hui, on se permet peut-être plus de choses. C’est aussi le cas à la radio, sur RTL. On se permet peut-être davantage d’être soi-même. C’est difficile d’être soi-même au « 20 Heures », on est surtout là pour porter le travail des autres, dans un cadre très contraint. Là, il y a quelque chose qui s’est détendu, qui est tombé de mes épaules.

Avez-vous pour ambition d’installer ce format comme un rendez-vous incontournable du dimanche, une sorte de passage obligé ?

Je ne me mets pas de pression moi-même. C’est un vrai pari puisque c’est juste après le journal, un moment important dans la journée du dimanche, il y a beaucoup de monde et c’est donc une belle exposition. J’ai toujours à cœur de ne pas décevoir les gens qui me font confiance donc on va essayer de faire du mieux qu’on peut.

Par ailleurs, vous serez face à votre ancien collègue Laurent Delahousse sur France 2, l’envisagez-vous comme un concurrent désormais ?

Il sera en train de présenter le journal pendant que je ferai une interview. Il fera la sienne quand j’aurai fini. On ne va donc pas se concurrencer à ce moment-là de son journal. Je pense qu’il y a de la place pour tout le monde et je ne vois pas les choses de cette manière.

Avez-vous regardé les premiers pas de Léa Salamé au JT de « 20 Heures » ?

Evidemment, j’ai la même curiosité que tout le monde. Et c’est surtout une rédaction que je connais bien. Je trouve qu’elle s’en est très bien sortie et j’ai aussi reconnu le travail de mes camarades. De toute façon, c’est quelqu’un que j’apprécie, je ne vous dirai certainement pas la moindre critique parce que c’est difficile d’arriver avec une telle pression et de reprendre un grand journal d’une heure.

Une nouvelle aventure commence aussi pour vous dimanche soir sur M6. Quel sentiment domine de votre côté : du stress, de la crainte, de l’excitation ?

Entre le moment où on obtient un oui de l’invité et celui où on réalise l’interview, c’est tellement compliqué – parce qu’il y a des discussions, on craint que ça ne se fasse pas…-, que le stress est concentré sur cette période-là. Maintenant que c’est dans la boîte, je suis beaucoup plus détendue. Je suis contente parce que la révélation de l’identité de l’invité a suscité beaucoup d’enthousiasme. Donc déjà ça, c’est gagné.



2025-09-05 16:03:18

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