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« Oui, il y en a eu… » Un prêtre reconnaît avoir commis des agressions sexuelles sur des enfants


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«Je ne suis pas innocent ». C’est un aveu glaçant qu’a recueilli Ici Auxerre. Dans une interview accordée à la radio locale, le prêtre polonais Eugène Plater, 90 ans, reconnaît avoir commis des agressions sexuelles sur des garçons durant plusieurs années. « Des attouchements, il y en a eu, oui », lâche-t-il, évoquant des faits qui ont duré « trois ou quatre ans ».

Selon les révélations du Parisien vendredi dernier, l’homme qui réside désormais dans l’Yonne trouvait ses victimes parmi les élèves du petit séminaire polonais de Paris, dont il avait la charge des années 1960 jusqu’à la fermeture de l’établissement, en 1988.

Il avait déjà reconnu sa responsabilité en 2011 devant plusieurs personnes qui avaient décidé de le confronter lors d’une conférence d’anciens élèves, à Sens. Ce qu’il confirme dans l’interview accordée à Ici Auxerre, ajoutant qu’il avait également prévenu son évêque ainsi que le président de la conférence épiscopale de Pologne.

« Je pense avoir eu des tendances de ce type depuis toujours. J’ai fait mes études à Rome, j’ai été ordonné prêtre à Rome. J’ai ensuite été sollicité pour rentrer à l’Académie. C’est une académie qui forme les futurs diplomates du Saint-Siège. J’ai donné ma démission parce que je craignais de nuire à l’Église », confie le nonagénaire, proche du pape Jean-Paul II.

Quatorze victimes veulent obtenir réparation

Depuis le mois de juillet, et la publication d’un article dans une revue polonaise, quatorze personnes se sont adressé l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr) pour obtenir réparation, a confirmé sa présidente Marie Derain de Vaucresson.

Il s’agit de 13 hommes, victimes présumés dans le cadre du petit séminaire, et d’une femme, qui étaient mineurs à l’époque des faits et qui aujourd’hui « habitent tous en Pologne », un seul parlant français, a-t-elle précisé. « La question pour nous est de savoir si ce petit séminaire et les prêtres qui s’y trouvaient dans le cadre de la mission polonaise à Paris sont sous la responsabilité de l’Église de France » a-t-elle ajouté.

Créée en 2022 et financée par un fonds abondé par l’Eglise de France, l’Inirr recueille les témoignages de victimes et propose une réparation financière pouvant aller jusqu’à 60.000 euros. Mais « on ne peut pas laisser en rase compagne les personnes victimes, et on cherche une réponse », a-t-elle assuré.

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« Cette question a une dimension internationale indéniablement » ce qui « oblige l’Église à réfléchir aussi de cette façon », a-t-elle ajouté, estimant que « le Vatican, avec cette dimension internationale, ne peut pas ne pas s’emparer ».



2025-09-05 14:26:02

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