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« Cette guerre va se terminer. » Donald Trump a exprimé ce lundi un certain optimisme sur la possibilité d’arriver à la paix en Ukraine en recevant Volodymyr Zelensky trois jours après son sommet avec Vladimir Poutine en Alaska. Le ton était cordial, comme pour effacer le triste souvenir de l’altercation qui avait opposé les deux hommes le 28 février dans le Bureau ovale, donnant l’impression que le président ukrainien était tombé dans une embuscade.
Donald Trump et Volodymyr Zelensky ont tout fait pour ne pas apparaître en désaccord, malgré leurs profondes divergences sur la manière de mettre fin à la guerre en Ukraine.
Le revirement de Trump sur le cessez-le-feu
Devant la presse, le président américain et son homologue ukrainien ont soigneusement évité les sujets qui fâchent. Ils ont notamment renvoyé les discussions sur un éventuel cessez-le-feu et sur de possibles négociations territoriales à un hypothétique tête-à-tête entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, avec ou sans Donald Trump. Le président russe n’a pas dit s’il accepterait ce sommet à deux ou trois alors qu’il considère que Volodymyr Zelensky n’est pas un président légitime.
Donald Trump, qui exigeait depuis des mois un arrêt immédiat des combats tout en menaçant la Russie de sanctions, a donc fini par se ranger à l’avis de Vladimir Poutine pour qui seul un accord de paix global est valable, à condition de répondre aux exigences maximalistes de la Russie. « S’il y a une paix, on va s’assurer qu’elle soit durable », a lancé le président américain. Donald Trump n’a pas dit jusqu’où les États-Unis étaient prêts à aller pour convaincre l’Ukraine d’accepter le plan de paix proposé par la Russie. Selon le Wall Street Journal, le milliardaire pourrait de nouveau menacer de suspendre l’aide américaine en matière de défense et de renseignement militaire comme les États-Unis l’avait déjà fait brièvement après l’altercation du 28 février à la Maison Blanche.
Une carte avec les territoires conquis par la Russie
Les journalistes présents lors de la réception de Volodymyr Zelensky ont pu remarquer qu’une grande carte de l’Ukraine était exposée dans le Bureau ovale. La partie orientale du pays était colorée en rose, représentant les 20 % du territoire ukrainien actuellement occupés par la Russie. Une manière de rappeler la situation sur le terrain et la pression qui s’exerce sur Kiev pour qu’elle accepte d’échanger des territoires contre la paix. « J’ai le pressentiment que vous et Vladimir Poutine allaient trouver une solution », a lancé Donald Trump en s’adressant à Volodymyr Zelensky en présence des dirigeants européens, tandis que le président ukrainien se félicitait de « très bonnes discussions sur des questions sensibles, notamment les garanties de sécurité ».
L’objectif était de montrer un front uni dans le soutien sans réserve à l’Ukraine au moment où Kiev semble contraint de céder des territoires, ce qui constituerait une récompense pour l’agresseur et une menace pour la sécurité future du continent européen. C’est d’ailleurs ce qu’a dit le président français Emmanuel Macron en suggérant qu’il faudrait une réunion quadrilatérale plutôt qu’un sommet à trois, en y incluant l’Europe, concernée au premier chef par les négociations sur la paix en Ukraine.
Donald Trump, sans entrer dans les détails, a assuré que les États-Unis « seraient impliqués » dans la sécurité future de l’Ukraine, un sujet crucial pour Kiev et les Européens. « Nous leur donnerons une très bonne protection », a-t-il promis, après avoir déjà récemment précisé que toute garantie de sécurité devrait être inventée hors du cadre de l’Otan, pour être acceptée par Moscou. Le président américain a également précisé que Vladimir Poutine avait donné son accord, à condition que ce mécanisme soit trouvé en dehors de l’Alliance atlantique. Donald Trump a d’ailleurs rappelé un peu plus tôt dans la journée qu’il était opposé à toute entrée de l’Ukraine dans l’Otan, en l’écrivant en capitales sur Truth Social.
Avant sa réunion à huis clos avec les dirigeants européens et son homologue ukrainien, le président américain a exprimé l’espoir d’une issue rapide à la guerre. « Nous saurons dans une ou deux semaines s’il y a une solution en vue pour la paix en Ukraine ou si les combats vont continuer », a-t-il déclaré.
2025-08-18 20:13:00
