mercredi, mars 25, 2026
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Au pouvoir depuis 20 ans, la gauche ne sera pas au second tour de la présidentielle


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La Bolivie va changer de cap politique. La gauche au pouvoir depuis 20 ans a subi dimanche un lourd revers lors de la présidentielle. Un ancien président de droite et un sénateur de centre-droit s’affronteront en effet en octobre au second tour, après avoir remporté le premier tour.

Le sénateur Rodrigo Paz, fils de l’ancien président Jaime Paz Zamora (1998-1993), a créé la surprise en arrivant en tête avec 32,1 % des voix, selon un décompte rapide du Tribunal suprême électoral (TSE). L’ancien président Jorge « Tuto » Quiroga (2001-2002) le suit de près avec 26,8 %. Les deux vainqueurs ont capitalisé sur le rejet de la gauche, accusée d’être à l’origine de la profonde crise économique dans laquelle le pays est plongé.

Une campagne discrète et austère pour Rodrigo Paz

Economiste de 57 ans, le fils de l’ancien président social-démocrate Jaime Paz Zamora (1989-1993), a passé ses premières années en exil en Espagne, où sa famille a fui les dictatures militaires successives. En plus d’être sénateur de Tarija, un département du sud de la Bolivie, il a été député, et maire de la capitale de cette région frontalière avec l’Argentine. Représentant du parti chrétien-démocrate (PDC), il a mené une campagne discrète et austère.

Rodrigo Paz promet d’inclure les classes moyennes et populaires dans la vie économique par des crédits accessibles notamment, et de procéder à une réforme fiscale visant à dynamiser l’industrie nationale. Sa popularité, il la doit en partie à son colistier, l’ancien commandant de la police Edman Lara, figure très populaire pour ses prises de position contre la corruption.

Quiroga veut « ouvrir les marchés »

Jorge Quiroga est lui un ingénieur de 65 ans qui a travaillé pour la multinationale américaine IBM. Surnommé « Tuto », un nom qu’il a fait officialiser, il représente le parti Libre. Il a été le vice-président de l’ancien dictateur Hugo Banzer, revenu au pouvoir par les urnes à la fin des années 1990, et à qui il a succédé après sa démission. Candidat présidentiel malheureux à plusieurs reprises, Quiroga se revendique libéral, mais séduit aussi l’électorat conservateur.

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« Je vais me consacrer à sauver l’économie bolivienne, à attirer les investissements et à ouvrir les marchés », a-t-il récemment déclaré, affirmant vouloir signer des accords de libre-échange avec la Chine, la Corée du Sud, le Japon et l’Europe. Il promet en outre « un changement radical » et place parmi ses priorités la réduction du déficit budgétaire, la privatisation des entreprises publiques déficitaires, ainsi que l’adoption d’une nouvelle Constitution.



2025-08-18 05:53:22

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