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« Du même acabit que Pogacar… » Troisième en haut du Tourmalet, que demander de plus ?


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Chaque jour sur ce Tour de France, 20 Minutes vous livrera son sentiment sur la course de Paul Seixas, le plus grand espoir français des dernières décennies. Premier épisode de ce Seixasomètre après la 2e étape de l’édition 2026

Le bilan : le podium est jouable

Oui, Paul Seixas a sa place parmi les cadors de ce Tour de France. Il est passé troisième en haut du Tourmalet, avec Florian Lipowitz et Isaac Del Toro sur son porte-bagages. Leur groupe a ensuite été rejoint par Remco Evenepoel, Juan Ayuso, Mattias Skjelmose et Lenny Martinez. Tout ce beau monde est arrivé ensemble à Gavarnie-Gèdre. Evenepoel et Del Toro ont lancé le sprint pour la bonif, et Seixas, parti avec un petit temps de retard, a terminé cinquième, sur leurs talons.

« Je pense que j’étais à ma place », a-t-il confié devant les micros. Le Français est désormais sixième du classement général, à 28 secondes de la troisième place. Il a même tapé dans l’œil du président de la République, qui a assisté à la fin de l’étape.

Ses coéquipiers, en revanche, n’ont pas rassuré. Aurélien Paret-Peintre a sauté dans l’Aspin, Matthew Riccitello au début du Tourmalet, et son dernier lieutenant, Nicolas Prodhomme, a mis le clignotant à 7,5 kilomètres du sommet, quand Tadej Pogacar avait encore trois coéquipiers à ses côtés. Lidl-Trek, Visma et Red Bull étaient aussi représentés par deux coureurs à ce moment-là. Sans conséquence, cette fois, heureusement, mais il faudra élever le niveau le 14 juillet lors de l’étape vers Le Lioran.

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Le juge de paix : le Tourmalet

Première étape de haute montagne, et premier col hors catégorie. Impossible de se cacher, d’autant que la machine infernale UAE a poussé tout le monde à sortir ses tripes. Paul Seixas n’a pas pu accompagner l’attaque de Tadej Pogacar à 5 bornes du sommet, mais il s’est accroché à la roue de Jonas Vingegaard, avant de la lâcher quelques hectomètres plus loin.

Il a donné un petit coup de chaud à ses fans, mais Seixas a lissé son effort et a réussi à revenir sur le duo Lipowitz – Del Toro à 2 kilomètres du sommet. Il aurait pu laisser l’Allemand, troisième du Tour 2025, faire le job. Mais non, il a décidé de prendre le manche et d’imprimer son rythme. Symboliquement, c’est lui qui est passé en troisième position en haut, à 1’26’’de Pogacar. Un signal très prometteur pour les futures arrivées au sommet.

La déclaration

« Pogacar, c’est un phénomène, ça paraît surnaturel, mais ce que fait Seixas, c’est la même chose. C’est du même acabit. Pogacar n’a jamais fait ça à son âge. Faisons attention parce que bientôt, c’est Seixas qui va faire ça ! Je pense qu’il en est capable. »

Voilà ce que Laurent Jalabert a lâché sur France TV. Il nous met l’eau à la bouche !

Notre note : 9/10

Pour Alexandre Pasteur, « c’est du 20/20 » car le leader de Decathlon CMA CGM a « plus que tenu son rang ». Être à 28 secondes de Del Toro, à 25 secondes d’Evenepoel et à 21 secondes d’Ayuso au soir de la première étape de haute montagne, en ayant disputé un chrono par équipes qui ne l’avantageait pas, ça mérite la mention « très bien ». Pour nous, ce sera un très bon 9/10, pour lui laisser la possibilité de pousser le curseur encore un peu plus haut.



2026-07-09 16:31:31

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