jeudi, juin 25, 2026
AccueilActualités"À deux millimètres près, elle était morte" : la chatte Laïka amputée...

« À deux millimètres près, elle était morte » : la chatte Laïka amputée après avoir reçu une balle de calibre 22


#deux #millimètres #près #elle #était #morte #chatte #Laïka #amputée #après #avoir #reçu #une #balle #calibre


l’essentiel
À Pavie (Gers), Olivia Sequeira tente depuis trois semaines d’aider sa chatte Laïka à se reconstruire après un terrible drame. Touchée par une balle de calibre 22, l’animal de race Maine Coon, âgé de 11 ans, a dû être amputé d’une patte. Passionnée d’animaux, la jeune femme a déposé plainte auprès de la gendarmerie pour ne pas laisser cet acte de cruauté impuni.

Le corps immobile sur le carrelage frais de sa maison de Pavie (Gers), Laïka, 11 ans, panse ses plaies. Depuis trois semaines, le quotidien de cette chatte amputée et celui de sa maîtresse ont basculé à la suite d’un acte de cruauté par arme à feu.

Trois semaines après les faits, Olivia Sequeira raconte cette journée avec la gorge nouée. Dans la voix de la jeune femme, la colère laisse régulièrement place à l’émotion.

« Les voisins ont appelé mon compagnon pour prévenir que Laïka boitait, on ne pensait pas que c’était aussi grave. On s’est dit qu’elle s’était peut-être coincée quelque part ou qu’elle s’était blessée en sautant », raconte-t-elle.

Ce vendredi matin-là, la chatte, habituée à errer librement dans les environs, reste chez des voisins qu’elle affectionne particulièrement. « C’est une petite mamie qui l’adore. Ils l’avaient même surnommée ‘Princesse’. Laïka allait chez eux tous les jours. »

Mais au fil du week-end, l’état de la chatte se dégrade brutalement. Elle ne mange plus, ne veut plus bouger, semble souffrir à chaque mouvement.

« Là, on a compris qu’il y avait quelque chose qui n’allait vraiment pas. » Les voisins décident alors de l’emmener chez le vétérinaire. Le verdict tombe rapidement : Laïka a reçu une balle de calibre 22. Touchée à la mâchoire puis à la patte, la chatte est grièvement blessée. Les vétérinaires n’ont pas d’autre choix que de l’amputer.

« À deux millimètres près, elle avait le thorax touché et elle mourait sur le coup », souffle Olivia. L’opération dure quelques heures dans l’après-midi. Quand elle récupère sa chatte en fin de journée, le choc est immense.

La chatte Laïka doit désormais vivre avec trois pattes après avoir reçu une balle de calibre 22.
La chatte Laïka doit désormais vivre avec trois pattes après avoir reçu une balle de calibre 22.
DDM

« Au début, je pensais que c’était un plomb. Et puis on m’a montré la balle… Là, j’ai compris la violence du tir. » Depuis, les soins rythment les journées de la famille. Laïka prend notamment de la gabapentine pour calmer ses douleurs fantômes. Malgré cela, les séquelles restent visibles.

« Elle miaule parfois sans raison, surtout quand les médicaments commencent à ne plus faire effet. On voit qu’elle souffre encore. »

Une nouvelle vie à trois pattes

La vieille chatte doit désormais réapprendre à vivre avec trois pattes. Monter reste possible, mais descendre devient compliqué. « Quand elle essaie de descendre seule, elle bascule en avant. Alors on la porte. On fait attention à tout maintenant. »

Dans la maison, il va aussi falloir tout réorganiser. Olivia prévoit de construire un grand enclos sécurisé pour lui permettre de continuer à profiter de l’extérieur.

À lire aussi :
« On espère qu’il paiera pour ce qu’il a fait » : un homme sera jugé, suspecté d’avoir tué le chat de ses voisins et blessé un de leurs chiens

« Je refuse qu’elle reste enfermée toute sa vie. Un chat qui a toujours vécu dehors, ce n’est pas une vie de le laisser entre quatre murs. Mais maintenant, j’ai peur. »

Car Olivia est avant tout une femme profondément attachée aux animaux. Chez elle vivent déjà un chien, quatre chats, un lapin, des poules et plusieurs poissons.

« Moi, je récupère et je soigne tous les animaux que je trouve », explique-t-elle avec simplicité. « J’ai déjà sauvé des chevreuils percutés, des chouettes, des hiboux… Quand je peux aider un animal, je le fais. »

Elle sourit un instant avant d’ajouter : « des fois, je dis en rigolant que j’aimerais bien être un de mes animaux tellement ils sont chouchoutés ici. »

Déjà près de 900 euros de frais vétérinaires ont été engagés pour soigner Laïka, sans compter les futurs aménagements nécessaires pour adapter son environnement.

Une plainte déposée

Face à la gravité des faits, Olivia a déposé une plainte pour acte de cruauté envers un animal domestique, un délit passible de lourdes sanctions pénales. Une enquête est actuellement menée par la gendarmerie pour identifier le tireur.

À lire aussi :
Chat blessé à l’arme à feu : un point avec les gendarmes sur les violences animales

Même si un récent coup de téléphone a plongé la jeune femme dans un profond désarroi. « Les gendarmes m’ont téléphoné ce matin pour me dire que l’affaire serait probablement classée faute de preuves suffisantes », assure-t-elle. « Je leur ai pourtant confié la balle extraite de la patte de Laïka. Je suis abasourdie et en colère », fustige-t-elle.

En attendant, dans la maison familiale, l’heure est surtout à la reconstruction. Entre les médicaments, les soins quotidiens et les longues séances de câlins, chacun tente d’aider Laïka à retrouver un peu de tranquillité.



2026-05-28 15:27:02

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -

Most Popular

Recent Comments