dimanche, juin 21, 2026
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La cheffe du renseignement Tulsi Gabbard claque la porte de l’administration Trump


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Et une défection de plus à la Maison-Blanche. La directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, a annoncé vendredi sa démission de l’administration de Donald Trump. Dans une lettre publiée sur X, elle explique devoir quitter ses fonctions à compter du 30 juin pour des raisons familiales, évoquant l’état de santé de son mari atteint d’un cancer des os.

« Malheureusement, je dois soumettre ma démission effective au 30 juin », a-t-elle écrit au président américain. A la tête de la Direction nationale du renseignement (DNI) depuis le retour de Donald Trump, Tulsi Gabbard supervisait l’ensemble des agences de renseignement américaines. Le président a rapidement réagi en saluant le « travail incroyable » réalisé par son ancienne collaboratrice. « Elle nous manquera », a-t-il encore ajouté.

Tensions sur l’Iran et la guerre en Ukraine

Donald Trump a dans la foulée annoncé que son adjoint, Aaron Lukas, assurerait l’intérim à la direction du renseignement national. Ce départ intervient dans un contexte politique tendu alors que plusieurs médias américains la présentaient déjà en difficulté au sein de l’administration. Elle devient par ailleurs la quatrième femme à quitter le gouvernement Trump en trois mois, après Pam Bondi, Kristi Noem et Lori Chavez-DeRemer.

Notre dossier sur les Etats-Unis

L’ancienne élue démocrate d’Hawaï s’était notamment retrouvée en décalage avec Donald Trump au sujet de l’Iran. Lors d’une audition parlementaire organisée en mars, elle avait refusé de confirmer les déclarations du président américain affirmant que Téhéran représentait une « menace imminente » avant les frappes américano-israéliennes ayant déclenché la guerre au Moyen-Orient.

Agée de 45 ans et ancienne militaire, Tulsi Gabbard s’était également fait remarquer ces dernières années par ses positions critiques sur l’interventionnisme militaire américain ainsi que par ses prises de position jugées favorables à la Russie concernant la guerre en Ukraine. Il lui est notamment reproché d’avoir rencontré le dirigeant syrien Bachar al-Assad en 2017 ou de reprendre à son compte les arguments du Kremlin pour justifier la guerre en Ukraine.



2026-05-22 19:07:42

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