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Un joueur de rugby de Saint-Sulpice (Tarn) vient d’être condamné par le tribunal correctionnel d’Albi pour blessures involontaires. Un soir d’octobre dernier, alors qu’il rentrait d’un match en Ariège, le trentenaire a percuté une voiture sur l’A68 et a quitté les lieux sans s’enquérir de la situation des victimes. Il ne s’est signalé aux gendarmes que le lendemain de l’accident. Les détails.
Un choc à 130 km/h ou plus sur l’autoroute et une voiture qui vient s’écraser contre les barrières de sécurité, avec à son bord une mère et son fils : un accident de la route survenu sur l’A68 a valu cette semaine un procès en correctionnelle à Mathieu S., 35 ans, gérant de société et joueur du club de rugby de Saint-Sulpice-la-Pointe.
Les faits remontent au 19 octobre dernier. Ce jour-là, le rugbyman et ses coéquipiers se rendent en Ariège pour affronter Foix dans le cadre d’un match de championnat. À l’issue de la rencontre, Mathieu S. reprend sa voiture pour rentrer chez lui. C’est vers 21 h 30, alors que la nuit était déjà tombée, qu’il percute l’arrière d’un véhicule circulant sur l’A68, au niveau de la commune de Montans. Le choc est violent.
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Mais quand les gendarmes arrivent sur les lieux de l’accident, le rugbyman n’est plus là. Il a laissé sa voiture accidentée sur place. « Quelqu’un m’a récupéré », explique-t-il au tribunal. Pour quelle raison ? Le trentenaire reste flou. Il assure ne plus s’en souvenir. Encore plus surprenant, sa mère s’est rendue sur place le soir de l’accident et a affirmé aux forces de l’ordre que c’était elle qui était au volant…
Dépistage quatre jours après l’accident
« Elle a eu peur pour moi », tente d’expliquer le prévenu, déjà condamné en 2024 pour conduite en état d’ivresse. « Mais j’ai appelé juste après pour dire que j’étais le responsable de l’accident. » Avait-il bu ce soir-là ? On ne le saura jamais : Mathieu S. n’a réalisé des analyses que quatre jours plus tard, uniquement pour les stupéfiants. Négatif. Pour l’alcool, c’était trop tard.
Les victimes de l’accident – une mère de famille et son fils – ont eu « énormément de chance physiquement mais ils sont traumatisés », a rappelé leur avocate lors de l’audience. Tous les deux ont eu respectivement cinq et deux jours d’ITT et la mère est en arrêt depuis plusieurs mois. « Elle aurait pu y laisser sa vie et celle de son fils. »
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La procureure Murielle Costa a rappelé à l’audience que le rugbyman n’était pas poursuivi pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique ni pour un délit de fuite, vu qu’il s’est présenté plus tard aux gendarmes. Elle dénonce néanmoins son « comportement complètement inadapté ».
En défense, Me Tzanavaris a elle aussi insisté sur le fait que son client, qui pense s’être endormi au volant au moment de l’accident, n’est responsable que d’une « imprudence », alors qu’un témoin a mentionné la vitesse excessive du prévenu. « D’habitude il rentre avec le convoi des joueurs. Mais sa fille était malade, il a voulu rentrer plus tôt. C’est un jeune papa qui a enchaîné les nuits sans sommeil. »
Au final, le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public en déclarant Mathieu S. coupable de blessures involontaires. Il écope d’une peine de cinq mois de prison avec sursis et d’une suspension de son permis de conduire pendant six mois.
2026-05-17 12:42:48
