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Cédric Prizzon restera en détention provisoire au Portugal après un refus d’exécuter le mandat d’arrêt européen émis par la France, estimant que les crimes présumés ont été commis « entièrement ou en partie sur le territoire national ». Me Elsa Cazor, avocate de la mère d’Angela Legobien, une des victimes, réagit à la décision.
La justice portugaise a tranché. Cédric Prizzon restera en détention provisoire au Portugal et devra être jugé dans le pays. Il est soupçonné d’avoir tué sa compagne, Angela Legobien, et son ex-conjointe, Audrey Cavalié, et a reconnu les faits devant la police, au Portugal.
La décision de ne pas remettre l’ex-policier à la France est allée à l’encontre de la volonté des familles, exprimée quelques jours plus tôt par voie de presse. Me Elsa Cazor, avocate de la mère d’Angela Legobien, s’était notamment confiée à Centre Presse Aveyron pour appuyer cette volonté de voir Cédric Prizzon jugé en France.
« Nous allons écrire directement au ministre de la Justice »
Sur la même ligne, Me Fabien Arakélian, avocat de la mère d’Audrey Cavalié, a déjà réagi à la décision de la justice portugaise, parlant de « souffrance ajoutée à la souffrance » et annonçant lancer un appel à Gérald Darmanin, ministre de la Justice.
Ce samedi 9 mai, Me Elsa Cazor confirme à La Dépêche du Midi que les deux conseils vont s’accorder pour envoyer un courrier au garde des Sceaux pour demander au Portugal de remettre Cédric Prizzon aux autorités françaises. « Nous allons nous rapprocher pour œuvrer dans l’intérêt des deux familles et écrire directement à notre ministre de la Justice », nous confirme-t-elle.
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« C’est très simple, nous voulons que justice soit faite et surtout qu’il y ait un procès ici en France, puisque tous les éléments du dossier nous ramènent à la France », continue l’avocate ruthénoise.
« C’est incompréhensible. Il n’y a aucune raison que le Portugal se saisisse de ce dossier. On a une affaire criminelle avec des victimes et un suspect français, assure-t-elle. Une instruction criminelle a déjà été ouverte par le parquet de Montpellier. Le juge d’instruction de Montpellier est déjà saisi… »
« Personne dans cette affaire n’a de lien avec le Portugal »
La cour d’appel de Coimbra a justifié son refus par le fait que les crimes présumés ont été commis « entièrement ou en partie sur le territoire national », mais aussi parce que Cédric Prizzon a été arrêté au Portugal. Le tribunal a précisé qu’une procédure judiciaire avait déjà été ouverte à l’encontre du Français de 42 ans.
Le parquet de Montpellier avait fait savoir, mercredi dernier, qu’un mandat d’arrêt avait été diffusé le 25 mars par le magistrat instructeur chargé de l’affaire.
Comme son confrère Me Arakélian, Me Cazor demande que le droit des victimes soit respecté. « Aujourd’hui, les familles sont endeuillées, et on vient ajouter cela. » « Imaginez se rendre au Portugal et suivre un procès qui ne va pas se faire dans leur langue, alors que personne dans cette affaire n’a de lien avec le Portugal, c’est d’une violence ! »
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Les corps des deux Françaises ont été retrouvés enterrés dans un lieu isolé du district de Bragance, dans le nord-est du pays ibérique, à une centaine de kilomètres du lieu de l’arrestation de Cédric Prizzon. Depuis, les familles sont dans le brouillard, selon les avocats. Me Cazor avait déjà signifié que les autorités portugaises ne communiquaient que très peu et qu’elle n’avait pas eu accès au dossier.
Un acte de décès sans date ni heure
Autre élément apporté par l’avocate : « L’acte de décès fourni à ma cliente, pour qu’elle puisse inhumer sa fille, ne mentionne aucune date pour la mort d’Angela. » Selon elle, rien ne permet d’affirmer avec certitude qu’Angela est décédée sur le sol portugais. « Je sais qu’elle est décédée au mois de mars 2026, mais je n’ai pas de jour ni d’heure. »
Me Elsa Cazor compte donc bien user de cet argument pour mettre en doute le fait que la fille de sa cliente ait été tuée au Portugal. « Ils assurent que le meurtre s’est déroulé sur leur sol, mais ils ne peuvent pas le dater », s’interroge-t-elle.
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C’est donc bien une intervention diplomatique que vont demander les deux avocats face à une situation pour le moment inextricable. « On a du mal à comprendre pourquoi le Portugal s’acharne. »
2026-05-09 23:58:39
