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Dans l’imaginaire collectif, mener le jeu sexuel reste une prérogative masculine. Pourtant, les femmes sont de plus en plus nombreuses à vouloir changer la donne, comme en témoigne une auditrice de France Inter. Mais comment s’y prendre ?
Prendre les rênes sous la couette ne devrait pas être réservé aux hommes. Dans la « très libre antenne » de Bérengère Krief, diffusée lundi 30 mars sur France Inter, une auditrice s’est livrée sur ses difficultés à piloter ses rapports sexuels. « Dans une idée féministe, j’essaie de mettre beaucoup plus d’égalité dans tous les domaines de mes relations hétérosexuelles. Et je trouve que dans le sexe, c’est toujours un peu plus l’homme qui dirige, qui décide ce qu’il se passe, a confié Léa, 27 ans. Du coup, c’est un peu facile pour moi. Et je me demande : Comment est-ce que, là aussi, je pourrais mettre plus d’égalité – pour alléger l’autre, et pour aller chercher ou proposer ce qui me ferait plaisir ? » Et d’ajouter : « Une fois qu’on est dans l’acte sexuel, j’ai l’impression que c’est toujours lui qui décide quand est-ce qu’on change de position. […] J’ai peur de ne pas savoir quoi proposer si je prends les devants. »
28 % des jeunes femmes prennent l’initiative dans les rapports sexuels
Ce témoignage fait écho à la dernière grande étude de l’Ifop pour Espaceplaisir, dévoilée le 26 mars 2026 : malgré l’empowerment féminin, seules 28 % des Françaises de 18 à 24 ans prennent l’initiative dans leurs rapports sexuels, soit légèrement plus qu’en 2000 (20 %), mais qui reste révélateur d’un déséquilibre persistant.
Comment guider l’acte sexuel ?
Face à ces confidences, la sexothérapeute Laure-Elisabeth Roussel et l’humoriste Bérengère Krief ont partagé plusieurs postes pour aider les femmes à s’autoriser à mener le jeu.
- Développer des compétences : Prendre le lead ne s’improvise pas toujours, et c’est justement tout l’enjeu. « Il faut se tester. C’est-à-dire que si tu prends le lead, il faut t’autoriser à peut-être ne pas encore être la super performeuse que tu souhaiterais être, mais ça va se faire », a déclaré l’experte. Autrement dit, l’initiative s’apprend, se construit et se perfectionne avec le temps. L’important n’est pas d’être « parfaite », mais d’oser essayer.
- Assumer ses tâtonnements en toute transparence : Et si la clé résidait dans l’honnêteté ? Inutile de feindre une assurance totale : le doute peut aussi devenir un terrain de complicité. « Peut-être qu’on peut dire aussi “Je prends le lead, mais bon, je te préviens, je ne sais pas trop où conduire encore” », a souligné Bérengère Krief. Une manière de dédramatiser la situation, tout en ouvrant un espace de jeu et de co-construction avec son partenaire.
- Jouer un rôle pour se libérer : Pour certaines, endosser une posture différente peut aider à franchir le cap. Se créer un personnage, même temporaire, permet de contourner certaines inhibitions.« Pour t’aider, tu peux construire un personnage, juste pour la session érotique, qui va pouvoir t’amener à être un peu plus dominante dans cette sexualité », a conseillé Laure-Elisabeth Roussel. Et d’ajouter : « Il y a des gens qui aiment bien les scénarios, qui aiment bien s’ambiancer, jouer des rôles, switcher – parce qu’il y en a qui sont naturellement meilleurs dominants, et d’autres meilleurs soumis. Mais on dit aussi que les meilleurs dominants sont les anciens soumis. » Une invitation à explorer différentes facettes de soi, sans se figer dans un seul rôle.
2026-04-01 18:06:00
