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Une lueur d’espoir. Israël, sous une pression internationale croissante pour débloquer l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza affamée, a annoncé samedi la reprise immédiate des parachutages d’aide humanitaire sur le territoire. Une pause « tactique » sera observée quotidiennement pour permettre la distribution d’aide. Les premiers largages ont débuté dès ce dimanche. 20 Minutes fait le point.
Plusieurs tonnes d’aide humanitaire larguée au-dessus de Gaza
Deux avions jordaniens et un appareil émirati ont largué 25 tonnes d’aide humanitaire au-dessus de la bande de Gaza, a annoncé dans l’après-midi l’armée jordanienne. « Les forces armées jordaniennes ont effectué dimanche trois parachutages d’aide humanitaire sur la bande de Gaza, dont l’un a été mené avec les Emirats arabes unis », a déclaré l’armée dans un communiqué.
L’armée israélienne a également annoncé avoir parachuté de l’aide, après des semaines de pression internationale pour permettre l’arrivée de vivres et autres denrées vitales. Dans la nuit, le pays a diffusé les images d’un avion larguant « sept lots d’aide contenant de la farine, du sucre et des conserves », lors d’une opération menée « en coordination avec des organisations internationales », selon l’armée.
Cette méthode, déjà mise en œuvre en 2024, est cependant décriée par nombre de responsables humanitaires, qui l’avaient jugée dangereuse et de portée limitée, soulignant qu’elle ne pouvait se substituer à la voie terrestre. C’est, selon Médecins sans frontières, une « initiative ridicule ».
Convois humanitaires
De premiers camions chargés d’aide ont également traversé la frontière depuis l’Egypte. Des images de l’AFP montrent une file de camions chargés de sacs blancs traversant, du côté égyptien, l’entrée du terminal de Rafah, qui mène au sud du territoire palestinien. Le poste-frontière du côté palestinien étant fermé depuis plus d’un an, les camions ont ensuite gagné le point de passage israélien de Kerem Shalom, distant de quelques kilomètres, pour y être inspectés avant d’entrer dans la bande de Gaza.
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a affirmé disposer d’assez de denrées, déjà sur place ou en route pour la région, afin de nourrir les 2,1 millions d’habitants de la bande de Gaza pendant près de trois mois. Le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, a salué l’annonce de ces « pauses humanitaires ». « En contact avec nos équipes sur le terrain qui feront tout leur possible pour atteindre autant de personnes affamées que nous le pouvons », a-t-il écrit sur X.
Pause quotidienne des combats
Israël a annoncé samedi qu’une « pause tactique » serait désormais observée quotidiennement, à partir de ce dimanche de 10 heures à 20 heures, pour permettre la distribution de l’aide. Les zones de Deir-el-Balah, dans le centre de Gaza, Al-Mawassi, dans le sud, et la ville de Gaza, dans le nord, où il n’y a pas pour le moment d’opérations militaires, sont les premières concernées, a précisé l’armée.
Israël nie depuis des mois tout blocage de l’aide et affirme ne pas être responsable des pénuries, accusant le Hamas de piller les cargaisons et les organisations humanitaires de ne pas les distribuer. Ce dimanche, le Premier ministre israélien a une nouvelle fois estimé les Nations unies devaient cesser de blâmer son gouvernement pour la situation humanitaire à Gaza. « Il existe des couloirs sécurisés. Ils ont toujours existé, mais aujourd’hui, c’est officiel. Il n’y aura plus d’excuses », a déclaré Benjamin Netanyahu. Toutefois, les organisations internationales affirment unanimement qu’Israël impose des restrictions excessives à l’entrée de l’aide.
2025-07-27 15:10:27
